A quoi sert une analyse de sang ?

Lorsqu’un médecin prescrit une analyse de sang, il se met en quête d’éléments mesurables qui lui permettront d’établir un diagnostic. L’interprétation de ces résultats est affaire de spécialiste, mais chacun doit connaître les bases élémentaires de ce type d’investigation
L’analyse de sang est destinée à obtenir des données recherchées par le médecin à
partir des symptômes qui vous ont conduit à consulter. Nous énumérons ici les types d’analyses les plus fréquemment effectuées.

Le cholestérol

Le cholestérol est le plus important lipide de l’organisme. Il est fabriqué par le foie, l’intestin et des glandes situées au-dessus de chaque rein. Il existe 2 types de cholestérol : le HDL, dont le taux normal est situé entre 0,35 et 0,80 g/l, souvent appelé « bon cholestérol », et le LDL, pour sa part dénommé « mauvais cholestérol » car il favorise le développement dedépôts graisseux, ou athéromes, sur les parois des artères entraînant toute une série de problèmes cardiovasculaires. Le taux de cholestérol dans le sang, ou cholestérolémie, varie notamment en fonction de l’âge et du sexe des individus.
Valeur normale : le niveau global de cholestérol doit être inférieur à 2,5 g/l avec un taux de LDL inférieur à 1,6 g/l et celui des triglycérides également inférieur à 2 g/l.
Le taux de cholestérol augmente lorsque les apports nutritionnels sont trop riches en matière grasse ou lors de dérèglement de la thyroïde. Une tendance à des taux élevés de cholestérol peut aussi avoir un caractère héréditaire.
A l’inverse, une baisse trop forte du taux de cholestérol est parfois un signe de malnutrition ou survenir en raison d’une insuffisance hépatique.

Les globules rouges

Les globules rouges, également appelés hématies, sont chargés d’apporter l’indispensable oxygène dans les tissus. C’est l’hémoglobine, pigment situé dans les globules rouges, qui fixe l’oxygène.
Valeur normale : entre 4 et 5,7 millions d’hématies par mm3de sang. Les hommes ont généralement plus de globules rouges que les femmes.
Une augmentation marquée est appelée polyglobulie. Cela s’observe lors de certaines maladies du sang, l’insuffisance cardiaque, après un séjour en haute
montagne ou encore lors de la prise d’EPO.
Seule la baisse de l’hémoglobine permet de parler d’anémie. Une baisse des globules rouges peut être liée à une hémorragie, à une hémolyse (destruction des globules rouges), à des affections du sang (type leucémie) ou à un syndrome inflammatoire.
On calcule le nombre de globules rouges lors de l’examen appelé hémogramme ou « numération formule sanguine ».

L’hémoglobine


Il s’agit en effet du pigment rouge vif qui donne sa couleur au sang artériel et qui est contenu dans les globules rouges. Elle est destinée à véhiculer l’oxygène des poumons vers les tissus et, en retour, le gaz carbonique des tissus vers les poumons. Elle prend une couleur bleue en perdant son oxygène.
Valeur normale : entre 12,5 et 15 g chez la femme, entre 14 et 17 g chez l’homme (pour 100 ml de sang).
Ce taux s’accroît en cas de déshydratation, de séjour en haute montagne, lors de
certaines maladies du sang ou suite à la prise d’EPO.
Une baisse significative permet de parler d’anémie. Elle peut aussi être liée à une
hémorragie, à certaines affections de type cancer ainsi qu’à des syndromes
inflammatoires.

Les globules blancs

Les globules blancs, ou leucocytes, forment une famille – polynucléaires neutrophiles, polynucléaires éosinophiles, polynucléaires basophiles, lymphocytes et monocytes – où chaque type joue un rôle bien spécifique.
Les globules blancs interviennent dans les mécanismes de l’inflammation, de l’immunité et de la défense de l’organisme contre les agressions microbiennes.
Valeur normale : chez l’adulte, entre 4 000 et 10 000 par mm3. Plus élevé pendant l’enfance et surtout chez le nourrisson, le nombre de globules blancs se stabilise avant l’adolescence.
Une augmentation du nombre de globules blancs peut survenir en cas d’infection bactérienne ou de leucémie, en cas d’allergie ou de parasitose. Un taux trop élevé est appelé « hyperleucocytose ».
A l’inverse, une baisse s’explique par des infections virales ou sous l’effet de certains
médicaments (antalgiques, antibiotiques, anti-inflammatoires...). On parle alors de
« leucopénie ».

La glycémie


Le glucose est le principal sucre dans l’organisme. C’est lui qui distribue de l’énergie
aux cellules. Sa concentration demeure globalement constante même si les apports
alimentaires et les dépenses énergétiques varient. La glycémie désigne le taux de sucre dans le sang.
Valeur normale : entre 0,6 et 1,10 g/l chez l’adulte.
Chez le nouveau-né, les valeurs normales oscillent entre 0,2 et 0,8 g/l. La glycémie varie en fonction des individus, de leur alimentation, de leurs capacités hormonales, de la quantité d’insuline circulante (hormone fabriquée par le pancréas et dont le rôle est de réguler la glycémie).
L’hyperglycémie suppose un taux au-delà de 1,10 g/l. Les causes sont diverses : maladie pancréatique, cause endocrinienne, grossesse, infections, stress. A partir de 1,26 g/l, on parle de diabète.
Une baisse marquée, ou hypoglycémie (taux inférieur à 0,5 g/l), survient lors d’un surdosage de médicaments hypoglycémiants chez le patient diabétique, d’une malnutrition, d’un excès
d’insuline, en raison de certaines insuffisances endocriniennes ou hépatiques.

Les plaquettes

Les plaquettes interviennent dans les premiers instants qui suivent l’effraction d’un vaisseau et le saignement. Elles s’agglutinent entre elles et vont boucher la brèche vasculaire. Au passage, elles libèrent de nombreuses substances essentielles à la poursuite des phénomènes de coagulation.
Valeur normale : entre 150 000 et 450 000 par mm3.
Le nombre de plaquettes est assez stable de la naissance à l’âge adulte. Une augmentation marquante de leur nombre est dénommée « thrombocytose ». Cela peut être consécutif à un syndrome inflammatoire, une atteinte à la moelle osseuse, une infection, un séjour en altitude.
Une baisse sensible, ou « thrombopénie », s’observe lors d’une prise importante d’alcool, d’une anomalie du fonctionnement plaquettaire, de certaines maladies osseuses, d’un hyperfonctionnement de la rate, de certaines maladies immunitaires.

L’urée

Cette substance, que l’on trouve dans les urines, est le produit final de la dégradation par le foie des acides aminés provenant des protéines d’origine alimentaire. Le taux d’urée est un examen très fréquent qui permet le plus souvent de rechercher une éventuelle insuffisance rénale.
Valeur normale : entre 0,15 et 0,40 g/l dans le sang et de 1 à 2,5 g dans l’urine.
Le taux d’urée est souvent plus fort chez les personnes âgées.
Une augmentation du taux d’urée dans le sang peut être consécutive à une absence d’hydratation qui risque d’altérer la fonction rénale, conduisant à une crise d’urémie, autrefois souvent mortelle.
Une baisse du taux se constate à la suite d’un problème hépatique, d’une dénutrition.

L’amylase

L’amylase est une enzyme digestive sécrétée par le pancréas et les glandes salivaires, qui permet la digestion des sucres lents, en transformant l’amidon et le glycogène en d’autres substances.
Valeur normale : chez l’adulte, les résultats varient de 10 à 90 UI/l (unité internationale par litre).
Une augmentation de l’amylase s’observe lors d’affections des glandes salivaires, comme les oreillons, et dans les tumeurs salivaires ; de même que lors d’affections pancréatiques, d’inflammation de la vésicule, de perforation d’ulcère du duodénum, de péritonite.

La natrémie

La natrémie désigne la concentration du sodium contenu dans le sang. Elle résulte de l’équilibre entre la quantité de sel et la quantité d’eau dans l’organisme. Le rôle du sodium est important dans la pression artérielle et la bonne hydratation des patients souffrant d’insuffisance cardiaque.
Valeur normale : entre 135 et 145 mmol/l.
L’hypernatrémie s’observe lorsque le taux de sodium est supérieur à 145 mmol/l. Il peut s’agit d’une déshydratation suite à des diarrhées ou des vomissements. Elle peut aussi survenir lors d’un diabète ou d’une altération – notamment chez le sujet âgé – du mécanisme de la soif.
L’hyponatrémie est une baisse du taux de sodium en dessous de 135 mmol/l. Elle fait suite à une diminution de la quantité de sel absorbé (pertes digestives), à des pertes rénales (prise de diurétiques, insuffisance rénale), à des pertes cutanées (brûlures)...

La gamma GT

La gamma GT est une enzyme contenue dans plusieurs organes (foie, pancréas, reins), qui intervient dans le métabolisme des acides aminés.
Valeur normale : moins de 35 UI/l.
On observe une hausse des gamma GT à l’occasion de nombreuses maladies du foie comme les hépatites virales, les problèmes d’alcoolisme, les effets liés à la prise de certains médicaments (barbituriques, antidiabétiques, antihypertenseurs), le surpoids, l’infarctus du myocarde.
Une baisse des gamma GT peut provenir d’un déficit congénital ou du recours à des
médicaments destinés à faire diminuer le taux de graisses dans le sang.
Tous ces examens s’effectuent le plus souvent par une prise de sang au niveau du pli du coude, mais les examens sanguins décrits ici ne représentent que quelques-uns, parmi les plus courants, de ceux qui se pratiquent aujourd’hui et qui constituent un élément essentiel dans l’établissement du diagnostic médical.

Les groupes sanguins

Le groupe sanguin et le rhésus font partie de l’identité génétique d’un patient.
Des réactions souvent très graves surviennent quand le sang transfusé n’est pas compatible avec celui du patient receveur.
Les personnes de type « AB » sont appelées « receveurs universels ». Elles peuvent recevoir le sang de n’importe quel groupe.
A l’inverse, les individus du groupe « O » sont des donneurs universels car les globules de ce groupe ne provoquent aucune réaction immunitaire. Dès lors, ce sang peut être transfusé aux personnes des groupes A, B et AB.
La détermination du groupe dans le système Rhésus permet de distinguer les sujets dits Rhésus D positif (Rh+, environ 85 % des individus) des sujets Rhésus négatif (Rh–, les 15 % restants).
Valeurs normales dans la population :
• Groupe O 43 %
• Groupe A 45 %
• Groupe B 9 %
• Groupe AB 3 %
• Rhésus D+ 85 %
• Rhésus – 15 %
http://reflexe-prevention-sante.cmut.fr/fr/telechargements/guides/30-MTRL49-Analyse-de-sang.pdf

Paramètres Orientations diagnostiques probables
Glucose :
Diabète
Corps cétoniques* :
Diabète insulino-dépendant, Jeûne, Hypoglycémie
Sang
: Tout saignement des voies urinaires (lithiase, tumeur, malformation, anomalie de la coagulation)
Atteinte rénale
Protéines
: Albuminurie , Certaines insuffisances rénales, Hypertension artérielle
Leucocytes* :
Infections urinaires
Nitrites* :
Infections urinaires
PH
: Normalement compris entre 6 et7 A confronter aux autres paramètres
Densité urinaire (SG)* :
Indique la concentration des urines A confronter aux autres paramètres (interprétation des "Traces")

Numération

Les hématies
Taux situé entre 4 et 5,6 millions par mm3.
Ce sont les globules rouges qui transportent l’oxygène vers les cellules de tous les organes, les muscles, etc…

Les corps cétoniques : Les corps cétoniques sont trois métabolites — l'acétylacétate ... Leur excrétion urinaire est très faible et indétectable par les tests urinaires de routine.

Les leucocytes
Taux situé de 4 000 à 10 500/mm3.
Ce sont les globules blancs qui assurent l’immunité contre les microbes et virus. 

Les nitrites : Les nitrites sont des substances produites par certains germes. Ainsi, la présence de nitrites dans les urines signe l’existence d’un agent pathogène, en faveur d’une infection urinaire.
Les nitrites sont généralement détectés lorsque le nombre de germe dans les urines atteint les 105 germes/ml.

Densité urinaire SG : La densité urinaire ou poids spécifique urinaire (Spécifique Gravity ou SG en anglais) donne une indication sur la concentration de l'urine et donc indirectement sur la diurèse. Elle permet donc de pondérer un résultat urinaire (numération des leucocytes ou hématies, protéinurie, glycosurie, nitriturie) par rapport à la concentration de l'urine.

Tests sanguins :

Albumine
L’albumine est un type de protéine présent dans le sang, qui reflète la manière dont la personne s’alimente. Un effet indésirable de l’insuffisance rénale est une perte d’appétit ou une intolérance à certains types d’aliments. Les patients présentant une insuffisance rénale sont exposés à un risque de malnutrition, c’est pourquoi, il est important de connaître son taux d’albumine sérique.

Bicarbonate
Le taux normal de bicarbonate dans le sang est compris entre 21 et 29 mmol/l. Les acides, qui sont des déchets provenant des aliments, s’accumulent dans le sang des sujets atteints d’insuffisance rénale, et le taux de bicarbonate chute. Non corrigé, ce phénomène peut favoriser une malnutrition.

Urée du sang
Le taux d’urée du sang indique l’efficacité avec laquelle les reins éliminent les toxines du sang. Ce test mesure la quantité de déchets produits par la dégradation protéique normale et libérés dans le sang.

Créatinine
Le taux de créatinine indique également l’efficacité avec laquelle les reins éliminent les toxines du sang. Créatinine est le terme médical utilisé pour désigner un déchet produit par les muscles et libéré dans le sang.

Calcium
Le taux de calcium dans le sang est un indicateur de la santé des os. Le calcium est un élément minéral qui contribue à renforcer les os. L’une des fonctions des reins est d’aider à maintenir le calcium dans les os. En cas d’insuffisance rénale, le calcium quitte les os, ce qui les affaiblit. Les reins aident également la vitamine D à réguler le taux sanguin de calcium. En cas d’insuffisance rénale, le taux de calcium dans le sang est souvent réduit.

Cholestérol
Le cholestérol est une forme de graisse présente dans le sang. Un taux élevé peut vous exposer à un risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. Une alimentation pauvre en graisse peut réduire le taux de cholestérol chez certains patients. Beaucoup devront également prendre un médicament appelé statine pour réguler leur taux de cholestérol.

Ferritine
Pour que l’ EPO fonctionne correctement, la quantité de fer dans l’organisme doit être suffisante. Le meilleur guide est le taux d’une substance appelée ferritine. Pour maintenir le taux de ferritine au-dessus du taux minimal souhaité, beaucoup de patients sous EPO doivent prendre des comprimés de fer ou avoir des injections régulières de fer.

Glucose
Si le patient est diabétique, il est important de surveiller son taux sanguin de glucose. Des études récentes ont montré que la progression de la défaillance rénale peut être significativement ralentie par un bon contrôle de la glycémie.

Hémoglobine (Hb)
Le taux d’hémoglobine mesure la capacité du sang à transporter l’oxygène.
Le taux d’hémoglobine chez les patients insuffisants rénaux anémiques peut être augmenté par des injections d’ érythropoïétine (EPO). Le taux normal d’hémoglobine dans le sang est compris entre 11 et 16 g/dl (grammes par décilitre).

Phosphate ou phosphore
Le taux de phosphate indique l’état de santé des os. Un taux élevé de phosphate dans le sang peut entraîner des démangeaisons et influer sur la solidité ou la densité des os. Les patients doivent éviter les aliments riches en phosphate. Il peut également recommandé de prendre des chélateurs de phosphate, tels que le carbonate de calcium, avec les repas, afin d’abaisser le taux de phosphate.

Hormone parathyroïdienne (PTH)
Un taux élevé de PTH dans le sang indique des problèmes osseux.

Potassium
Le potassium est un élément minéral qui aide le cœur à fonctionner. Une quantité excessive ou insuffisante de potassium peut être dangereuse et entraîner un arrêt cardiaque. Equilibrer le taux de potassium est parfois difficile, en particulier chez les patients traités par hémodialyse.

Sodium (sel)
Le sodium est un élément minéral présent dans le sang, qui aide à conserver l’eau dans l’organisme et à équilibrer la pression artérielle.

Formule
Les polynucléaires éosinophiles
4 % des globules blancs.

Les polynucléaires basophiles
1 % des globules blancs.

Les lymphocytes
De 20 à 40 % des globules blancs.

Les monocytes
De 2 à 10 % des globules blancs

Les plaquettes
De 150 000 à 410 000 mm3
Ce sont des molécules du sang qui s’agglutinent entre elles pour fermer une plaie et bloquer le saignement dès qu’on se blesse ou qu’on se coupe.


Biochimie sanguine
La glycémie
Valeur à jeun : de 0,8 g/l à 1,0 g/l.
C’est le taux de glucose, c’est-à-dire de sucre présent dans le sang.

La créatinine
De 6 à 11mg/l pour les femmes, de 7 à 13 mg/l pour les hommes.
C’est un composé azoté indispensable à la production d’énergie par les muscles. Il est transporté par le sang, filtré par les reins, puis éliminé par les urines. Les valeurs donnent des indications sur la fonction rénale et sur la masse musculaire.

La CRP
Moins de 6 mg/litre.
C’est la Protéine C- Réactive (CPR), une molécule dont le taux s’élève en cas d’inflammation.

L’acide urique
Valeur : 2,4 à 5,7 mmol/24h.
C’est une substance fabriquée par l’organisme à partir des purines présentes dans certains aliments (viandes). Elle est filtrée par les reins et éliminée par les urines.


Le bilan lipidique
Le HDL et le LDL cholestérol
Le LDL doit être en dessous de 1,60 g/l
Le HDL, c’est le bon cholestérol, un lipide (une graisse) qui transporte des tissus vers le foie : il protège donc le système cardio-vasculaire. Au contraire, le LDL cholestérol, lui, est transporté du foie vers les tissus. Il se dépose dans les artères, il faut donc considérer absolument les deux chiffres, mais surtout le bon cholestérol et le rapport entre le bon et le mauvais.

Les triglycérides
De 1,5 g à 2 g/litre
Ce sont de grosses molécules de lipides stockées dans les cellules graisseuses de notre corps et dont on se débarrasse en fournissant un effort. Elles font partie d’un bon bilan lipidique, qui doit aussi apprécier l’aspect du sérum (clair, trouble).

La ferritine
Entre 50 et 204 µg/litre pour les femmes et entre 50 et 280 µg/litre pour les hommes.
C’est une protéine indispensable au stockage du fer, un minéral qui entre dans la composition de l’hémoglobine et qui permet de transporter l’oxygène des poumons vers toutes les parties du corps pour un fonctionnement cellulaire optimal. On préfère souvent mesurer la ferritine plutôt que le fer lui-même.

La vitamine D
De 30 à 70 ng/ml
Synthétisée par la peau sous l’effet des rayons UV du soleil, elle aide le calcium à se fixer sur les os.

 Fer
Beaucoup d’insuffisants rénaux souffrent d’anémie. L’une des causes d’anémie est un faible taux de fer dans l’organisme. En cas de faible taux de fer, la prise de médicaments peut s’avérer nécessaire.

 Phosphate et calcium
Le phosphate et le calcium influent sur la santé des os. En cas d’insuffisance rénale, le taux de calcium dans l’organisme a tendance à être trop bas et le taux de phosphate trop élevé. Le traitement des patients insuffisants rénaux vise à accroître le taux de calcium et abaisser le taux de phosphate dans le sang. Ces objectifs peuvent être atteints en modérant la teneur en phosphate de l’alimentation, par une dialyse adéquate et par l’utilisation d’un chélateur de phosphate pris avec les repas. Il est toutefois difficile de limiter l’apport en phosphate sans réduire également l’apport protéique.

 Potassium
Si le taux de potassium dans le sang est trop élevé (ou trop bas), le cœur peut arrêter de battre. Le diététicien essaiera de déterminer si le patient mange un quelconque aliment susceptible d’élever son taux de potassium. Il peut être nécessaire de modérer voire de supprimer certains aliments riches en potassium. (surtout chez les patients hémodialysés)

 Protéines
Les protéines sont des nutriments essentiels, qui permettent à l’organisme de fabriquer ses muscles et de se réparer. Elles l’aident également à combattre les infections. Les principales sources protéiques alimentaires sont la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les légumes tels que les pois, les haricots et les lentilles. Un faible taux de protéines peut conduire à une malnutrition, une rétention hydrique et une baisse de la capacité de l’organisme à combattre les infections.

Lors de la digestion des protéines, des déchets sont fabriqués et pénètrent dans le sang. L’un de ces déchets est l’urée. Des reins sains normaux éliminent efficacement l’urée. Alors que les reins défaillants y parviennent moins bien, les patients rénaux doivent toujours consommer des protéines. Lorsque la nécessité d’une dialyse approche, les patients ressentent moins la sensation de faim que précédemment et certains aliments, en particulier la viande, peuvent leur sembler avoir un goût « bizarre ». Des compléments alimentaires spéciaux peuvent aider ces patients à conserver un apport protéique adéquat.

 Le sodium
Les patients en hémodialyse sont souvent soumis à des restrictions plus strictes que patients en dialyse péritonéale en ce qui concerne l’apport hydrique et ils doivent surveiller très attentivement leur consommation de sel, car une alimentation salée peut leur donner soif et accroître leur pression artérielle.


Les hormones thyroïdiennes

Il est maintenant courant de tester trois hormones sécrétées par la glande thyroïde. Elles permettent d’avoir un reflet fidèle du fonctionnement de cette glande. Attention, quel que soit le résultat, il est nécessaire de renouveler le dosage plusieurs fois avant de poser avec certitude un diagnostic.

La TSH
De 0,15 à 5 UlmUl/L (attention, les mesures différent selon les laboratoires).
La thyréostimuline, en anglais Thyroid-Stimulating Hormone, est produite par l’hypophyse pour stimuler le fonctionnement de la thyroïde

La T4L et T3L
De 1 à 1,60 et de 2,30 à 4,50 nmol/litre.
Ce sont les principales hormones secrétées par la thyroïde à partir de l’iode alimentaire.


maladies rénales :

Le débit d’albuminurie

(qui a remplacé la protéinurie), l’albumine est une protéine dans les urines. L'albumine est une protéine qui sert au transport de nombreuses substances dans le sang et qui permet le maintien de la pression oncotique. Son dosage permet de détecter une perte de liquide (déshydratation) ou une malnutrition.

Dosage de la créatininémie

Evaluation du débit de filtration glomérulaire et rapport albuminurie/créatininurie dans le diagnostic.  Le taux de créatinine urinaire est de
800 à 1800 mg / 24 heures chez l'homme (7 à 16 micromol / 24 heures
600 ) 1600 mg / 24 heurs chez la femme( 5,3 à 14 micromol / 24 heures) .
Par comparaison avec la creatininémie cela permet de calculer la clairance de la créatinine
La créatininurie est fonction de la masse musculaire

Clairance de la créatinine :

La créatinine est un produit de dégradation de la créatine musculaire. C'est un constituant azoté dont la teneur est très fixe dans le sang.

Le dosage de la créatinine donne des informations sur la fonction de filtration glomérulaire du rein.
On utilise donc ce dosage pour la surveillance de la fonction rénale ou dans le dépistage d'une altération possible de celle-ci.

Son taux est plus fiable que l'urée pour mesurer l'insuffisance rénale.

Le taux normal est de 7 à 12mmg chez l'homme, soit 60 à 100 micromol; de 6 à 10mmg chez la femme, 50 à 90 micromol.La créatinine est un produit de dégradation de la créatine musculaire. C'est un constituant azoté dont la teneur est très fixe dans le sang.

Le dosage de la créatinine donne des informations sur la fonction de filtration glomérulaire du rein.
On utilise donc ce dosage pour la surveillance de la fonction rénale ou dans le dépistage d'une altération possible de celle-ci.

Son taux est plus fiable que l'urée pour mesurer l'insuffisance rénale.

Le taux normal est de 7 à 12mmg chez l'homme, soit 60 à 100 micromol; de 6 à 10mmg chez la femme, 50 à 90 micromol.